Six premières illustrations du livre publié aux Belles Lettres
Dans Les Grecs, Isaac Asimov retrace l’histoire fondatrice du monde grec en la plaçant, dès l’origine, dans une tension permanente entre deux rives: l’Europe et l’Asie.
Depuis les premiers mythes jusqu’aux grands bouleversements politiques, l’épopée grecque se construit dans l’affrontement (Grèce et Troie, Grèce et Perse, Grèce et Empire ottoman) un conflit de civilisations qui se prolonge au fil des siècles.
Les six dessins présentés ici illustrent les premiers chapitres du livre. Chacun d’eux propose une reconstitution visuelle rigoureuse, nourrie par les sources historiques et archéologiques, tout en laissant place à une interprétation graphique sensible.
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Dessin I – L’ère mycénienne
Cette illustration représente un moment emblématique de L’Iliade d’Homère : le combat d’Achille et d’Hector devant les murailles de Troie.
Achille, à gauche, se distingue par son casque doré, tandis qu’Hector lui fait face à droite. Le bouclier d’Achille, richement décoré, s’inspire de la description célèbre de l’épopée : une œuvre forgée par Héphaïstos, où se déploient le cosmos et la vie des hommes. Il incarne la splendeur et la maîtrise artistique de l’art militaire mycénien.
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Dessin II – L’âge du fer
Une cité-État grecque archaïque s’étend sous le regard. Les maisons en bois, les remparts primitifs et une ruelle animée composent une scène de vie quotidienne.
Au premier plan, un forgeron façonne une arme, entouré de fragments de fer, symbole d’un savoir-faire nouveau. À ses côtés, un vase et une céramique figurant le centaure Chiron de Lefkandi évoquent les productions emblématiques de cette période de transition.
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Dessin III – L’âge de la colonisation
En bord de Méditerranée, un campement de mercenaires grecs prend forme. Tentes et abris provisoires témoignent de la mobilité de ces guerriers.
Les hoplites, revêtus de leurs armures complètes, portent casques corinthiens, boucliers décorés et lances soigneusement disposées. Chaque détail(du métal brillant sous le soleil aux armes alignées) souligne la discipline et la puissance de l’armée grecque naissante.
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Dessin IV — L’ascension de Sparte
Les deux rois de Sparte, incarnant la dyarchie spartiate, se tiennent sur un podium de pierre, représentant les lignées des Agiades et des Eurypontides.
Derrière eux, un palais volontairement sobre domine la scène. Autour, plusieurs objets d’art spartiates (coupe en or de Vaphio, cheval en bronze de style laconien, vaisselle finement ouvragée) rappellent une richesse culturelle souvent éclipsée par la seule image guerrière de la cité.
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dessin V – L’âge des tyrans
Dans un atelier modeste, des artisans frappent des pièces de monnaie. Fours, outils et moules témoignent de la naissance d’un nouveau pouvoir : celui de la monnaie.
Au premier plan, les premières pièces de Lydie, ornées du lion, symbolisent l’apparition d’un instrument politique et économique majeur dans l’histoire du monde grec.
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Dessin VI – L’ascension d’Athènes
Clisthène s’adresse au peuple athénien depuis une plateforme de pierre. Vêtu simplement, il expose ses réformes démocratiques avec éloquence.
Face à lui, les citoyens, drapés dans leurs chitons, écoutent attentivement. Le décor d’Athènes reste volontairement dépouillé, sans monuments postérieurs, afin de restituer fidèlement l’atmosphère de la cité à l’aube de la démocratie.
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PRESSE
Asimov tisse ainsi un réseau intéressant d’informations assez brutes, permettant au lecteur d’enrichissants allers-retours. Magnifiquement illustré par Benjamin Van Blancke, il montre l’apport de cette civilisation méditerranéenne à la nôtre.
La Liberté – 23/05/2025
Une bonne introduction à l’Antiquité grecque et un témoignage des approches scientifiques des années 1960
Beaux Arts Magazine – 01/07/2025
Avec une densité étonnante, Asimov ramène à l’essentiel l’épopée grecque. La grandeur austère de Sparte, la vivacité politique d’Athènes ou encore lesconquêtes foudroyantes d’Alexandre prennent ici une fraîcheur rare, sans longueurs inutiles. On salue, en outre, les illustrations de Benjamin Van Blancke, qui ponctuent ce récit compact d’un trait élégant, évocateur sans pittoresque superflu.
Le Figaro Histoire – 01/06/2025
Le illustrations de Benjamin Van Blancke sont tout simplement magnifiques. Son trait, précis et poétique, nous transporte dans le temps, nous fait sentir la chaleur du soleil grec, la fraîcheur de la mer Égée. Elles sont un écrin parfait pour le texte d’Asimov, un enchantement pour les yeux.
Hoirizonetinfini sur Instagram – 01/07/2025
https://www.lesbelleslettres.com/livre/9782251456959/les-grecs






