Six illustrations du livre publié aux Belles Lettres – partie III
Dans Les Grecs, Isaac Asimov retrace l’histoire fondatrice du monde grec en la plaçant, dès l’origine, dans une tension permanente entre deux rives: l’Europe et l’Asie.
Depuis les premiers mythes jusqu’aux grands bouleversements politiques, l’épopée grecque se construit dans l’affrontement (Grèce et Troie, Grèce et Perse, Grèce et Empire ottoman) un conflit de civilisations qui se prolonge au fil des siècles.
Les six derniers dessins présentés ici illustrent les chapitres 13 à 18 du livre. Chacun d’eux propose une reconstitution visuelle rigoureuse, nourrie par les sources historiques et archéologiques, tout en laissant place à une interprétation graphique sensible.
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Dessin XIII – La Macédoine
Alexandre le Grand, vêtu d’une armure ornée et d’un manteau royal, domine la scène en tant que conquérant invincible. En arrière-plan, son armée macédonienne avance en formation de phalange. Les célèbres casques phrygiens et les longues sarisses symbolisent l’ingéniosité militaire de cette époque. La cité de Babylone, avec la porte d’Ishtar et sa ziggourat, illustre l’étendue de son empire.
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Dessin XIV – Les successeurs d’Alexandre
Les Diadoques, héritiers d’Alexandre le Grand, sont réunis autour d’une table dans une scène symbolisant les intrigues de cette époque. Ptolémée I, Séleucos I, Antigone le Borgne, Cassandre, Lysimaque et Perdiccas prétendent à la succession de l’empire, tout en tissant des alliances et des trahisons. Deux cartes du gigantesque empire d’Alexandre occupent une place centrale, l’une posée sur la table, l’autre accrochée au mur. Le cadre majestueux du palais rappelle la grandeur de l’empire disparu.
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Dessin XV – Le crépuscule de la liberté
Le conseil de la Proclamation se déroule sur l’Agora grecque, devant la Stoa d’Attale. Un général romain lit la proclamation officialisant la soumission des cités grecques à Rome. Autour de lui, l’armée romaine forme un cercle serré, symbolisant la domination totale de Rome. Le contraste entre les soldats romains et l’architecture grecque met en lumière la transformation de la Grèce sous l’influence romaine.
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Dessin XVI — Les monarchies héllénistiques
L’intérieur de la Bibliothèque d’Alexandrie révèle une grande salle, avec des étagères remplies de rouleaux de papyrus soigneusement organisés. Au fond de la salle, deux érudits discutent, incarnant l’esprit de la recherche intellectuelle. Le phare d’Alexandrie se dresse en arrière-plan, symbole de la grandeur de la ville.
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dessin XVII – Rome et Constantinople
Saint Paul évangélise sur la roche de l’Aréopage, face à une foule athénienne sceptique. L’Acropole se dresse en arrière-plan, fidèle à son emplacement historique. Cette scène marque un tournant dans la diffusion du Christianisme et l’émergence d’une nouvelle religion monothéiste face au polythéisme grec.
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Dessin XVIII – L’Empire Ottoman
Un soldat grec, symbole de la Grèce nouvelle, tient fièrement le drapeau grec sur un champ de bataille, probablement à Missolonghi. Cette scène, inspirée par le tableau « La Mort de Markos Botzaris », rend hommage aux sacrifices héroïques nécessaires à la création de la Grèce moderne. Le soldat incarne l’espoir et la grandeur de la Grèce indépendante, en lutte contre la domination ottomane.
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PRESSE
Asimov tisse ainsi un réseau intéressant d’informations assez brutes, permettant au lecteur d’enrichissants allers-retours. Magnifiquement illustré par Benjamin Van Blancke, il montre l’apport de cette civilisation méditerranéenne à la nôtre.
La Liberté – 23/05/2025
Une bonne introduction à l’Antiquité grecque et un témoignage des approches scientifiques des années 1960
Beaux Arts Magazine – 01/07/2025
Avec une densité étonnante, Asimov ramène à l’essentiel l’épopée grecque. La grandeur austère de Sparte, la vivacité politique d’Athènes ou encore lesconquêtes foudroyantes d’Alexandre prennent ici une fraîcheur rare, sans longueurs inutiles. On salue, en outre, les illustrations de Benjamin Van Blancke, qui ponctuent ce récit compact d’un trait élégant, évocateur sans pittoresque superflu.
Le Figaro Histoire – 01/06/2025
Le illustrations de Benjamin Van Blancke sont tout simplement magnifiques. Son trait, précis et poétique, nous transporte dans le temps, nous fait sentir la chaleur du soleil grec, la fraîcheur de la mer Égée. Elles sont un écrin parfait pour le texte d’Asimov, un enchantement pour les yeux.
Hoirizonetinfini sur Instagram – 01/07/2025
https://www.lesbelleslettres.com/livre/9782251456959/les-grecs






